Le débat sur l’avenir de la Constitution de la République démocratique du Congo continue d’animer la classe politique congolaise. Alors que plusieurs acteurs politiques de premier plan demeurent encore réservés sur la question, certaines voix commencent à se faire entendre avec plus de clarté.
C’est le cas de , cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et ancien Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), qui a livré sa position au cours d’une interview accordée à notre rédaction.
Sans détour, celui que certains qualifient d’« enfant terrible » de l’UDPS s’est déclaré favorable à la démarche portée par la C4 dans le cadre des réflexions sur l’évolution de la Constitution. Pour lui, la Loi fondamentale doit être adaptée aux réalités actuelles du pays afin de mieux répondre aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.
Selon Léonard Ngoma Mbaki, les circonstances qui ont prévalu lors de l’élaboration de la Constitution actuelle ne sont plus les mêmes aujourd’hui. Les mutations observées au sein de la société congolaise ainsi que les nouvelles exigences de gouvernance imposent, à ses yeux, une réflexion approfondie sur l’adaptation du texte constitutionnel.
« Les réalités d’aujourd’hui ne sont plus celles d’hier », soutient-il, estimant qu’une Constitution doit évoluer avec son temps pour demeurer un instrument efficace au service de la nation.
Pour cet acteur politique, la question ne doit pas être abordée sous l’angle de la passion ou des clivages politiques, mais plutôt dans une perspective de modernisation des institutions et d’amélioration du fonctionnement de l’État.
Affichant clairement son adhésion à l’idée d’une réforme constitutionnelle, Léonard Ngoma Mbaki affirme que la Constitution actuelle mérite d’être revisitée afin d’être davantage en phase avec les aspirations du peuple congolais et les défis du moment.
Son intervention vient ainsi enrichir un débat qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Alors que les discussions se poursuivent sur l’opportunité ou non d’une révision ou d’un changement de la Constitution, les prises de position des différents acteurs devraient contribuer à éclairer davantage les enjeux de cette question majeure pour l’avenir institutionnel du pays.
Ladya’s K
