Alors que l’opposition maintient son appel à une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin, les réactions continuent de se multiplier au sein de la classe politique congolaise et du gouvernement.Le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a exprimé ses préoccupations quant aux répercussions d’une paralysie des activités sur l’économie nationale. Selon lui, une seule journée d’inactivité entraînerait une perte estimée à près de 322 millions de dollars américains en termes de production, ainsi qu’un manque à gagner de plus de 40 millions de dollars de recettes publiques pour le Trésor.Face à cette situation, le ministre de la Fonction publique a rappelé que les agents de l’État sont tenus de se présenter à leur poste de travail. Il a prévenu que toute absence non justifiée sera sanctionnée conformément aux textes en vigueur. Pour garantir le fonctionnement normal des services publics, des missions d’inspection seront déployées dans plusieurs administrations afin de contrôler la présence effective des agents.Au-delà de l’impact économique, Jean-Pierre Lihau a également insisté sur les conséquences sociales et humanitaires qu’une telle journée pourrait engendrer.
Il a notamment évoqué les risques liés à une éventuelle absence du personnel soignant dans les structures sanitaires, soulignant que cette situation pourrait mettre en danger la vie des nouveau-nés et d’autres patients nécessitant une prise en charge urgente.Cadre influent de l’UDPS et soutien du Président de la République, Félix Tshisekedi, particulièrement dans l’espace Grand Équateur et la province de la Mongala, Jean-Pierre Lihau a appelé les acteurs politiques à privilégier le débat démocratique. Il a plaidé pour une confrontation des idées fondée sur les arguments et le respect des principes démocratiques, notamment dans le contexte des discussions autour de la question constitutionnelle.
LP
