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IGF en séminaire: Christophe Bitasimwa mise sur la formation pour systématiser le contrôle

L’Inspection générale des finances (IGF) mise désormais sur la formation et la prévention avant le contrôle proprement dit. Dans cette dynamique, le chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahii, a réuni, du 18 au 19 août 2026 au Pullman Hôtel de Kinshasa, les responsables des administrations et services publics autour d’un séminaire consacré à la vulgarisation du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’institution.
Cette troisième session de formation s’inscrit dans la volonté de l’IGF de promouvoir un contrôle systémique, moderne et préventif, en renforçant au préalable les capacités des gestionnaires publics. L’objectif est de permettre aux responsables appelés à gérer les ressources de l’État de mieux maîtriser les règles et mécanismes de bonne gouvernance avant toute intervention de contrôle sur le terrain.
Durant deux jours, plusieurs experts et spécialistes ont animé des communications axées notamment sur la réforme des finances publiques, la performance de la gestion et la digitalisation.
Ouvrant les travaux, l’Inspecteur général des finances, chef de service adjoint, Emmanuel Tshibinda, a insisté sur l’importance de cette démarche de proximité avec les partenaires de l’IGF. Il a notamment souligné que la formation constitue un levier essentiel pour améliorer la gestion publique et faire davantage connaître les missions de l’institution.
Le Secrétaire exécutif du Comité d’orientation de la réforme des finances publiques (COREF), Godefroid Misenga Milabio, est intervenu sur le thème consacré à la « réforme des finances publiques et performance de gestion ». Il a rappelé que les ressources publiques constituent un patrimoine destiné à servir l’intérêt général, insistant sur la nécessité de placer l’homme au cœur des réformes et d’affecter chaque responsable au poste correspondant à ses compétences.
Selon lui, trois exigences sont indispensables à une gouvernance efficace : la prévention, le renforcement des capacités et la digitalisation. Cette dernière apparaît désormais comme un outil incontournable pour améliorer la transparence, la traçabilité et l’efficacité dans la gestion des finances publiques.
S’appuyant sur une référence biblique pour illustrer son propos, Godefroid Misenga Milabio a estimé que la bonne gouvernance ne peut produire ses effets que lorsqu’elle est effectivement acceptée et mise en pratique par les acteurs concernés. Il est également revenu sur les principales réformes engagées dans le domaine des finances publiques, leurs résultats, les risques ainsi que les mesures nécessaires pour les maîtriser.
La deuxième communication a porté sur la digitalisation, présentée comme un instrument majeur de modernisation de l’administration et de sécurisation de la gestion publique. Elle a été développée par le professeur Kodjo Ndukuma.
La dernière intervention a été assurée par le chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa Bahii, qui a apporté des éclairages sur l’approche du contrôle systémique et sur les orientations du Plan stratégique triennal 2026-2028.
À travers ces différentes sessions, l’IGF entend ainsi privilégier une démarche qui combine formation, prévention et contrôle, avec pour finalité l’amélioration de la gouvernance et la protection des ressources publiques.
Le message de Christophe Bitasimwa est clair : avant de contrôler, il faut d’abord former. Mais une fois les règles connues et les capacités renforcées, le contrôle sur le terrain pourra suivre.

SKM

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