La situation actuelle des routes du réseau national est en très piteux état! Ce réseau est mauvais et très difficilement utilisable en plus de 95% des semblants des routes encore existantes. Ceux qui gèrent les routes, à savoir l’Office des Routes et le Foner apparaissent difficilement et exactement comme s’ils avaient disparu de la circulation. On ne sait plus tout à fait qui s’occupe de la gestion, de la réfection et de la maintenance des routes de la RDC. On a beau dire que les routes sont au pays comme des vaisseaux sanguins au corps humain, rien ne change dans le chef des gestionnaires de ces services.
Depuis des lustres, ces organismes chargés de la gestion des routes ont toujours introduit des demandes inquiétantes des fonds utiles, mais le travail sur le terrain est resté inexistant. On croirait que pour ces organismes-là, les routes ne présentent aucun intérêt pour la nation et ses activités. A cette allure-là, tout engin roulant est inutile dans ce pays. Il faut aussi imaginer que pour ces Messieurs et Dames, leurs véhicules n’ont pas besoin de routes pour circuler.
Les routes nationales et provinciales sont à la charge de l’Office de routes et mesurent jusque-là 55.000km. Elles demeurent dans le même état depuis longtemps, même celles nouvellement restaurées disparaissent comme si les constructeurs ne sont pas capables de faire du bon travail. De son côté, il faut que l’Etat débourse +/- USD 495.000.000 pratiquement pour rien! Encore que le même état débourse 6.000 USD/Km/an et l’entretien périodique coûte pas moins de 15.000USD/Km/5ans. En fait, cette affaire des routes est aussi ruineuse que les fameux Tonneaux de Danaïdes.
Le budget annuel alloué au FONER s’élève à quelque USD 150.000.000 à cela il faut ajouter un déficit structurel s’élevant à +/- USD 350.000.000.
Cette mauvaise foi devrait mériter des sanctions à l’encontre de ces responsables qui ne se prennent pas au sérieux. Il convient que l’Etat utilise ses moyens pour punir ces mauvais citoyens qui sont pires que les Rwandais.
L’IGF a là matière à un contrôle très sévère pour qu’à l’avenir de telles méchantes fautes ne soient plus commises et que des sanctions justes et graves soient appliquées sans peur ni reproche. Il est temps que l’on commence à corriger ces fautes très lourdes. On sait que les besoins de financement sont permanents si on veut refuser de mourir. Donc par la suite, un contrôle rigoureux devra accompagner tout fonds déboursé pour qu’il produise les résultats attendus. Les gros malins ne s’en prendront qu’à eux-mêmes. Le besoin de recherche de financement se justifie pour améliorer l’état du réseau routier.
Le montant de USD 500.000.000,00 constitue une ligne de crédit, et que le montant en mobilisation à ce stade est de USD 200.000.000,00. Le protocole d’accord n’est qu’un mandat donné à la BFI pour trouver les fonds sur le plan international car les banques locales ne peuvent pas réunir un tel montant, et les taux d’intérêt appliqués en RDC sont trop élevés. Il s’agit d’un processus de recherche de fonds avant d’entamer les négociations et non pas encore d’un emprunt. Ce dossier est initié et signé par les 2 ministres de tutelle du FONER (Finances et Infrastructures). Chose normale, conforme aux textes du FONER. Les emprunts et prêts sont des matières soumises à l’autorisation préalable de la tutelle.
Le Gouvernement a acquis par un PPP des engins pour les agences routières (OR, OVD, OVDA) en accord avec le programme du Chef de l’Etat, qui a mis un accent particulier sur le secteur routier. La capacité de travail de ces agences va augmenter, le FONER devra financer plus de projets d’entretien. Il est nécessaire que le FONER ait plus de moyens à sa disposition.
L’augmentation des ressources du FONER passe par 2 voies ; interne et externe
Interne: réformes et lutte contre la fraude par tous les moyens à la disposition de la justice
Externe: emprunts des institutions financières
Les agents du FONER n’ont signé aucune note, aucun mémorandum d’aucune sorte. Ils sont même satisfaits d’avoir bénéficié d’une augmentation sensible de leur salaire au mois de juin 2023, soit 8 mois après l’arrivée du DG, et sans augmentation des frais de fonctionnement du FONER. Les Directeurs techniques et d’Audit interne ont été recrutés sur appel public à candidatures externes et internes, après des tests et interviews. Tout ceci a été un long processus commencé depuis août 2023, de manière publique et transparente mais les résultas de leur travail sont toujours attendus.
SPP
