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EN VUE DE PALPER DU DOIGT L’ÉTAT DU FONCTIONNEMENT DE LA CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT DE LA PRODUCTION LOCALE: Mukoko Samba en mission d’inspection des ports de Kinshasa

Le mardi 30 décembre dernier n’a pas été de tout repos pour le VPM et ministre de l’Économie Nationale, Daniel Mukoko Samba. En effet, dans le cadre du suivi annuel de l’approvisionnement du marché intérieur, surtout en cette fin d’année, ce dernier a effectué une série de visites dans plusieurs ports de la ville de Kinshasa. Selon une dépêche de la Cellule du ministère sous sa direction, le patron de l’Économie nationale s’est rendu notamment au port public de pêche de Kinkole ainsi que dans certains ports de la commune de la Gombe, dont Baramoto et le port du CDI Bwamanda. Ces descentes sur le terrain avaient pour objectif de s’assurer du fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement de la production locale et ce, depuis les zones de production jusqu’à la distribution sur le marché urbain. À ce sujet, il nous revient qu’au port public de pêche de Kinkole, le Vice-Premier Ministre a constaté la présence de sacs de grains en provenance des provinces du Kwilu, du Maï-Ndombe et du Kasaï. Il a également visité le rayon des cossettes de manioc débarquées des baleinières. Selon cette dépêche, ce port accueille en moyenne trois à quatre bateaux par semaine, dont certains dédiés au déchargement des produits agricoles, et d’autres à l’embarquement de produits manufacturés destinés à l’intérieur du pays. Par la suite, la délégation ministérielle s’est rendue au port de Baramoto, situé dans la commune de la Gombe, afin d’évaluer les difficultés liées à la chaîne d’approvisionnement. Ce port situé dans un pool de plusieurs ports repartis en six zones, abrite des bateaux métalliques ayant une capacité pouvant atteindre 3.000 sacs de produits. La dernière étape de la visite a conduit le Vice-Premier Ministre au port du CDI Bwamanda, toujours dans la commune de la Gombe. Sur place, Daniel Mukoko Samba a visité l’usine de production, dont la capacité est de 50 tonnes par jour pour l’ancienne unité et de 50 tonnes par jour pour la nouvelle, soit une capacité totale de 100 tonnes par jour. Ce qui équivaut à plus de 10.000 sacs de 10 kgs par jour ou à environ 2.500 sacs de 25 kgs destinés au marché de Kinshasa. Approché par la presse à cet effet, Sangina Toko Édouard, assistant du directeur général du CDI Bwamanda, a salué la visite du Vice-Premier Ministre, qu’il a qualifiée de très encourageante, dans un contexte où CDI Bwamanda est marqué par de nombreuses difficultés. Il a rappelé que le CDI Bwamanda a longtemps contribué à l’alimentation de la ville de Kinshasa, notamment durant les années 1980, 1990, 2000 et 2010. Toutefois, en tant qu’ASBL, l’institution a souffert de la baisse des subventions, ce qui explique ses difficultés actuelles. À l’en croire, les principaux défis concernent l’accès aux semences de qualité, la faiblesse de l’encadrement des paysans agricoles, ainsi que l’état des infrastructures routières, qui complique l’évacuation des produits même lorsque la production est suffisante. Il a souligné que le CDI Bwamanda dispose néanmoins de capacités importantes pour relancer ses activités, à condition de bénéficier d’un appui financier conséquent de l’État, notamment pour renforcer les services de développement rural et mettre en place des silos de stockage. À ce jour, le CDI Bwamanda dispose d’infrastructures adéquates, avec plus de sept dépôts de 2.000 m² chacun à Kinshasa, de grands entrepôts à l’intérieur du pays, ainsi que des installations dédiées au stockage et au traitement du maïs. Il se positionne ainsi comme un partenaire fiable que l’État peut soutenir pour contribuer durablement à l’approvisionnement alimentaire national. De son côté, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie Nationale, a insisté sur la nécessité de bâtir une chaîne de valeur complète et structurée, allant de la production à la distribution. Il a relevé de sérieuses insuffisances dans l’organisation actuelle de la filière, notamment en ce qui concerne la qualité du maïs local, qui peine à rivaliser avec les produits importés, mieux structurés sur le plan logistique et normatif. Daniel Mukoko Samba a ainsi plaidé pour la normalisation et l’encadrement de toute la chaîne de valeur de la production locale, depuis les zones de production jusqu’aux marchés de consommation. Plaise à Dieu que ce plaidoyer trouve une oreille attentive au plus haut de responsabilité pour la prise des décisions allant dans le sens du relèvement de tous ces défis.

JM

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