Depuis début janvier 2026, le président Félix Antoine Tshisekedi s’est rendu à deux reprises à Luanda pour renforcer le processus de paix africain dans l’Est de la RDC, en coordination avec son homologue angolais João Lourenço. Ces visites visent à redynamiser la médiation africaine ancrée dans la région des Grands Lacs, afin de contrer la régionalisation du conflit et d’en traiter les causes structurelles, tout en complétant les initiatives internationales de Washington et de Doha. L’objectif est de coordonner les différents processus diplomatiques, relancer le leadership africain et donner une nouvelle impulsion au processus de Luanda pour parvenir à une paix durable et mettre fin aux guerres régionales dans l’Est congolais.
Depuis l’entemme de la nouvelle année, le Président Felix Antoine Tshisekedi s’est rendu à Luanda à deux reprises en quelques jours, le 5 et 8 janvier 2026, pour rencontrer son homologue angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine.Il s’observe donc que le Chef de l’État veut redynamiser l’initiative diplomatique africaine pour parvenir à la paix dans l’Est de la République. En fin diplomate, le Commandant suprême des FARDC et de la Police nationale congolaise, ne cherche pas seulement à booster une approche régionale, sécuritaire et politique, ancrée dans la dynamique des Grands Lacs,dans la recherche de la paix mais donne également une réplique stratégique à la manipulation ‘ ubwengiste’ de l’agresseur rwandais dans sa diversion consistant à régionaliser le conflit.
En se tournant vers Lourenço en ce début 2026, Tshisekedi ne denie pas Washington ou Doha, mais Washington reste dans la logique est dans la logique même de recherche des solutions complémentaires pour un conflit multidimensionnelles sans concurrence entre différents processus.
Certes, Washington et Doha privilégient une diplomatie internationale ou ad hoc, parfois efficace à court terme mais souvent détachée des réalités régionales profondes. Luanda, en revanche, se distingue par :
son leadership africain,
son ancrage régional,
et sa tentative de traiter les causes structurelles et transfrontalières de l’insécurité en RDC.
C’est cette dimension régionale et africaine constitue la principale différence — et aussi le principal défi — du processus de Luanda. Ainsi, pour déjouer, la stratégie de régionalisation du conflit activée par Kigali l’antidote à ce ‘poison rwandais’ est de réactiver Luanda dont l’objectif principal est de mettre fin aux guerres régionales c’est- mettre fin à ce que d’aucun identifie comme la Deuxième guerre du Congo ou guerre africaine des grands lacs.
Ce qui ne s’oppose ni au processus de Doha ou de Washington.La différence entre les processus de Washington et de Doha d’une part, et le processus de Luanda d’autre part, tient surtout à leur nature, leurs acteurs, leur approche de la paix et leur degré d’ancrage régional dans la crise de l’Est de la RDC.
La visite du Chef de l’État congolais à Luanda, a donc comme objectif principal de discuter de la situation sécuritaire dans l’Est du pays et des moyens d’y ramener la paix durable. Elle s’inscrit clairement dans une dynamique visant à relancer et renforcer le processus de Luanda. Les derniers déplacements en Angola visent à relancer la médiation africaine, en concertation avec l’Angola, pour renforcer les efforts de paix dans l’Est de la RDC en complément des autres initiatives diplomatiques internationales comme Doha ou Washington. Loin d’opposer les différents processus de paix, l’accent est plutôt mis sur la coordination des processus de paix. Les discussions entre Tshisekedi et Lourenço ont porté sur une coordination des initiatives régionales et internationales (Washington, Doha, et Luanda) pour trouver une solution politique et sécuritaire au conflit.
Ces visites doivent être considérés comme une volonté politique de « mitonner le dialogue » à Luanda et de donner une nouvelle impulsion à la médiation angolaise pour stabiliser la région de l’Est. Tshisekedi veut redynamiser le processus de Luanda non pas en tant que démarche isolée, mais comme coordonnateur africain cherchant à renforcer les efforts de paix déjà en cours et à revaloriser le rôle de l’Angola et de l’Union Africaine dans la résolution durable de la crise est-congolaise.
Willy M
