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Le Dialogue être avant tout sécuritaire avant d’être politique: Muyaya monte au créneau et insiste ”Pas de dialogue politique sans retrait des troupes étrangères”

Sur le plateau de TV5 Monde ce lundi 9 février, Patrick Muyaya a clarifié la doctrine du gouvernement congolais face aux appels à un dialogue intercongolais:”pas de dialogue politique sans retrait des troupes étrangères, sans cessez-le-feu vérifiable et sans fin de l’impunité. “, a réaffirmé une position de fermeté, le Porte parole du gouvernement.
Invité de TV5Monde, le Ministre de la Communication et Presse, Patrick Muyaya a levé toute ambiguïté quant à la position du gouvernement à propos du dialogue national.
Pour Kinshasa, la paix durable commence par la souveraineté et la responsabilité.
Le ton est direct, les lignes tracées sans ambiguïté : aucun processus politique crédible ne peut s’ouvrir tant que la crise sécuritaire persiste dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
« Avant qu’on arrive à ce dialogue, il y a des préalables », a martelé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.
Au cœur de ces conditions, la question de la présence militaire rwandaise, jugée incompatible avec tout échange politique libre et souverain.
« On ne peut pas dialoguer tant que les troupes rwandaises sont sur notre sol, tant qu’on n’a pas un cessez-le-feu vérifiable, et tant que les engagements pris dans les cadres de Washington et de Doha ne sont pas respectés », a-t-il insisté.

La crise est avant tout sécuritaire

Pour illustrer la séquence privilégiée par Kinshasa, Patrick Muyaya a recouru à une métaphore diplomatique : « Nous dialoguons avec le père, le Rwanda, à Washington, et avec le fils, à Doha. » Un rappel de la lecture gouvernementale de la crise : avant d’être politique, elle est sécuritaire. À ses yeux, inverser l’ordre reviendrait à construire un dialogue sans fondations solides.
Refus de l’impunité
Au-delà du volet militaire, le gouvernement campe sur un autre principe non négociable : la fin de l’impunité. « Le dialogue ne doit pas consacrer l’impunité, car c’est elle qui alimente la répétition des violences », a souligné le ministre. Sans citer de noms, il a évoqué l’existence de « complices » des rébellions actives dans l’Est du pays, appelant à un processus de vetting des participants à tout futur dialogue.
L’objectif est clair : éviter que des acteurs soupçonnés d’avoir entretenu le chaos ne se voient offrir une légitimité politique par la voie d’accords précipités.
Une leçon tirée, selon Kinshasa, d’une histoire marquée par des compromis qui ont souvent recyclé les fauteurs de guerre au détriment de la stabilité.
Un cadre national et souverain.

Un dialogue encadré

Si la porte du dialogue n’est pas fermée, elle reste étroitement encadrée. « C’est un dialogue qui se tiendra en République Démocratique du Congo et entre Congolais », a rappelé Patrick Muyaya, réaffirmant la volonté des autorités de garder la maîtrise du processus, tout en articulant pressions diplomatiques internationales et solutions internes.
En filigrane, l’intervention du porte-parole du gouvernement dessine une ligne constante : priorité absolue à la sécurité, rejet de toute négociation sous contrainte étrangère et refus d’une amnistie de fait. Pour Kinshasa, le dialogue reste un outil, non une fin en soi — et certainement pas au prix de la souveraineté nationale.

Willy M.

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