Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise refait surface au sein de la classe politique. À l’occasion d’un briefing presse coanimé ce lundi 18 mai avec le ministre de la Communication et Médias, le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a plaidé pour un débat ouvert et démocratique autour de la Constitution de 2006.
Pour le patron de la Fonction publique, plus de vingt ans après l’adoption de la Loi fondamentale, il est légitime que la nation congolaise s’interroge sur son avenir institutionnel. Toutefois, il estime que seule la volonté populaire doit primer dans une question aussi sensible.
« Vingt ans après, je crois qu’il est important que l’on examine la question, mais que le peuple tranche. Les uns disent qu’il faut changer, d’autres disent qu’il n’est pas question de changer, surtout en prenant les armes », a déclaré Jean-Pierre Lihau devant la presse.
Par cette prise de position, le vice-premier ministre insiste sur la nécessité d’un débat républicain, loin des tensions et des violences, dans un contexte où les discussions autour d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution continuent d’alimenter les divergences au sein de la classe politique et de la société civile.
Depuis plusieurs mois, la question constitutionnelle revient régulièrement dans le débat public en République démocratique du Congo. Entre partisans du maintien de la Constitution actuelle et défenseurs d’une réforme institutionnelle, les positions restent profondément opposées.
Pour certains acteurs politiques, la Constitution de 2006 a permis de consolider les bases démocratiques du pays après les périodes de conflits. D’autres estiment au contraire qu’elle mérite d’être adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et sociales actuelles du pays.
Dans tous les cas, l’appel de Jean-Pierre Lihau replace le peuple congolais au centre de la décision, soulignant que toute évolution de la Loi fondamentale devrait se faire dans le respect des principes démocratiques et de la souveraineté populaire.
BN
