Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a donné le coup d’envoi du processus devant conduire à un dialogue national inclusif. Présentée comme une initiative de rassemblement destinée à renforcer la cohésion nationale, cette démarche intervient dans un contexte marqué par la guerre dans l’Est du pays et des tensions persistantes sur la scène politique.
Mais avant même l’ouverture des consultations, le Chef de l’État a clairement défini les limites de ce dialogue. Pour Félix Tshisekedi, il n’est pas question de dialoguer avec ceux qui ont pris les armes contre la République, ni avec ceux qui se sont abstenus de condamner l’agression dont la RDC est victime. Une position qui traduit la volonté du pouvoir de préserver le caractère républicain des discussions.
Annoncé le 17 juillet 2026 à l’issue d’une rencontre avec les représentants des principales confessions religieuses, le dialogue devra se tenir dans le strict respect de la Constitution et des institutions de la République. L’objectif affiché est de rapprocher les Congolais autour des grandes priorités nationales, de consolider l’unité du pays et de renforcer la stabilité des institutions.
Le Président de la République a également confié aux responsables religieux, conduits par le cardinal Fridolin Ambongo, une mission de consultations auprès des différentes composantes nationales afin de créer les conditions d’un dialogue crédible et largement participatif.
Si cette initiative est saluée par plusieurs observateurs comme une opportunité de décrispation politique, elle soulève également des interrogations. L’exclusion des acteurs armés ou de ceux considérés comme n’ayant pas dénoncé l’agression étrangère pourrait alimenter le débat sur le niveau réel d’inclusivité du processus.
Une question demeure au centre des préoccupations des Congolais : ce dialogue national sera-t-il en mesure de contribuer au retour de la paix dans l’Est de la RDC et de renforcer durablement l’unité nationale ? Le succès de cette initiative dépendra de la capacité des acteurs politiques et sociaux à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation au-delà des divergences partisanes.
SKM
