Le Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP) a certifié, les 13 et 14 août 2026, les pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières opérant en République démocratique du Congo au titre du deuxième trimestre de l’exercice 2026.
Les travaux, qui ont couvert les 14 zones d’approvisionnement du pays, réparties entre les zones Ouest, Sud, Est et Nord, ont établi le montant global des PMAG à 146 723 912,42 dollars américains.
Dans le détail, les zones Ouest et Nord concentrent 110 427 792,32 USD, tandis que la zone Est représente 5 107 737 USD et la zone Sud 31 188 382,63 USD.
Cette certification intervient dans un contexte international marqué par une forte progression des cours des produits pétroliers, notamment en raison des tensions liées à la crise dans le Golfe persique. Les prix internationaux ont ainsi augmenté en moyenne de 63 % pour l’essence, 82 % pour le gasoil et 88 % pour le Jet A1/Kérosène.
Face à ce choc extérieur, le Gouvernement congolais a choisi de maintenir la stabilité des prix à la pompe afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de limiter les répercussions de la hausse des cours internationaux sur l’économie nationale.
Intervenant au cours de la séance, le Coordonnateur du Comité de réglementation des prix des produits stratégiques (CRP) a souligné que le processus de certification avait été conduit conformément aux principes et paramètres établis pour la détermination des PMAG.
Il a également salué les mesures prises par le Gouvernement pour soutenir les opérateurs pétroliers et garantir la continuité de l’approvisionnement du pays. Selon lui, le mécanisme des avances sur les PMAG, désormais étendu aux sociétés logistiques, a contribué à préserver la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à réduire le niveau réel des pertes et manques à gagner.
« La stratégie du Gouvernement de procéder au paiement des avances s’est également élargie aux sociétés logistiques, dans le but de préserver la fluidité de la chaîne d’approvisionnement des sociétés pétrolières », a-t-il déclaré, estimant que la poursuite de cette politique devrait permettre au Gouvernement d’apurer progressivement les PMAG de l’ensemble des sociétés pétrolières.
De son côté, Joseph Makondo Maboko, président du Comité professionnel des pétroliers nationaux (CPPN) à la Fédération des entreprises du Congo (FEC), s’est félicité du bon déroulement des travaux de certification. Il a particulièrement mis en avant l’appui du ministère de l’Économie nationale à travers le mécanisme des avances sur le paiement des PMAG.
Pour le représentant des pétroliers, cet accompagnement financier de l’État a permis aux opérateurs de poursuivre leurs activités dans de meilleures conditions et de préserver la stabilité de la chaîne d’approvisionnement.
« Le processus de certification s’est bien déroulé et les conclusions sont positives. L’octroi d’avances par le ministère de l’Économie nationale a permis aux sociétés pétrolières de fonctionner dans de bonnes conditions », a-t-il indiqué.
Les travaux ont réuni les représentants des principales entreprises et structures intervenant dans la chaîne d’approvisionnement en produits pétroliers, notamment Engen, Cobil SA, Lerexcom, SEP Congo, TotalEnergies, GPDPP, SPSA Cobil et SOCIR, ainsi que ceux de la FEC et de la Direction générale des douanes et accises (DGDA).
Des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères des Hydrocarbures et du Portefeuille, ainsi que d’autres institutions concernées, ont également pris part à ce processus.
À travers cette certification, les autorités entendent renforcer la transparence dans la détermination des PMAG et poursuivre les mécanismes de soutien au secteur pétrolier, avec pour objectif de garantir un approvisionnement régulier du territoire national tout en limitant l’impact des fluctuations des cours internationaux sur les consommateurs congolais.
Ladya’s K
