Le ministre du Commerce Extérieur Julien Paluku se montre préoccupé par la bonne marche des affaires à l’Office Congolais du Contrôle, OCC. Pour passer de la théorie à la pratique, il a procédé à la nomination d’une commission de redressement, fixant dans le même temps, de nouvelles orientations à la direction intérimaire de cette entreprise du Portefeuille de l’État. Ces instructions ont été données mardi dernier à la directrice générale intérimaire, Christellle Muabilu, tout en mettant également en place ladite commission de redressement chargée de remettre l’institution sur des bases solides. Il faut dire que cette décision intervient 24 heures après la suspension à titre conservatoire du directeur général Étienne Tshimanga Mutombo, pour «fautes lourdes de gestion». Selon les informations en notre possession, la Commission a pour mission de dresser un état des lieux administratif et financier de l’OCC, d’auditer les mécanismes de contrôle de la qualité, de la quantité et de la conformité des produits à l’importation et à l’exportation, et d’évaluer l’ensemble des contrats et partenariats liant l’Office à des tiers. Et ce n’est pas tout. Car elle est également chargée de proposer à l’autorité compétente toutes les mesures correctives et de redressement nécessaires. Les aspects logistiques de sa mission seront entièrement pris en charge par le budget du ministère du Commerce extérieur et non par celui de l’OCC, avons-nous appris. Composée d’un bureau et de plusieurs experts, la commission dispose d’un délai de dix jours pour rendre ses conclusions. Elle est renouvelable une seule fois. Le bureau est présidé par le professeur Byombuka Onesime, assisté du vice-président Maître Kayeye Kasongo David et du rapporteur, le professeur Ndakaishe Mwanamulenda Joseph. Elle a comme membres Katembwe Kasongo Raymond, Jules Muilu Mbo, Kyakwa Jonathan, Cibalonza Célestin, Benga Carlos et Ibongya Y’Elima Evariste. L’arrêté ministériel signé par le ministre Paluku précise que la commission travaillera en étroite collaboration avec les commissaires aux comptes et pourra recourir, si nécessaire, à des personnes-ressources internes ou externes. Dans la foulée, des retraités, agents et cadres de l’OCC, représentants syndicaux, administrateurs ou tout autre expert compétent. Par dessus le marché, elle aura « le plein pouvoir » d’accéder à tous documents et à l’ensemble des comptes bancaires de l’Office, selon le texte signé par le ministre. Bon vent donc à la direction intérimaire de l’OCC, dans le strict respect des consignes reçues de la Hiérarchie. La confirmation à ce poste dépend du rendement de la directrice générale et de son équipe pendant tout le temps de l’intérim.
JM
