Dans un pays où les lenteurs administratives et les promesses non tenues alimentent souvent le scepticisme, certains actes méritent d’être mis en lumière. L’histoire de Maman Mbiya Okito Germaine, doyenne de 81 ans, en est une illustration marquante.
Après plus de 50 années de service au sein du Secrétariat général de la Jeunesse, cette fonctionnaire s’est retrouvée dans une situation incompréhensible : ni promue, ni admise à une retraite méritée. Une anomalie administrative lourde de conséquences humaines. Malgré son âge avancé et son état de santé, elle n’a pas hésité à se déplacer en chaise roulante pour faire entendre sa voix lors de la séance dite « Fara Fara » du mercredi 25 mars dernier.
Touché par cette situation, le Vice-Premier Ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a décidé de porter ce dossier au plus haut niveau de l’État. Une démarche qui a rapidement trouvé un écho favorable auprès du Président de la République, Félix Tshisekedi.
Fidèle à son engagement, le VPM ne s’est pas contenté d’annoncer une solution. Il est passé à l’acte. Munie de son arrêté de promotion au grade de Directeur, son équipe s’est rendue au domicile de Maman Mbiya Okito Germaine pour lui remettre officiellement ce document tant attendu. Un geste à la fois symbolique et profondément humain.
Au-delà de ce cas individuel, cette intervention met en lumière une réalité plus large : celle de nombreux agents publics confrontés à des blocages administratifs similaires. Elle rappelle également que l’action publique peut retrouver du sens lorsqu’elle est guidée par l’écoute, l’empathie et le respect des droits.
Dans un contexte où la parole politique est souvent mise à l’épreuve, cet acte concret vient restaurer une part de confiance. Il démontre qu’au-delà des discours, des solutions peuvent être apportées, et que la dignité des citoyens peut être réhabilitée.
Un exemple à suivre, et surtout, un signal fort envoyé à toute l’administration : servir l’État ne doit jamais être synonyme d’oubli.
SKM
