La République Démocratique du Congo confirme son attractivité croissante auprès des investisseurs internationaux. Ce vendredi 24 avril, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu à la Primature une importante délégation du Mouvement des entreprises de France, conduite par Yves Jégo. Cette rencontre marque une étape significative dans le renforcement des relations économiques entre Kinshasa et Paris.
Composée de représentants de 25 entreprises françaises, actives notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de la logistique et du transport, cette mission traduit une volonté claire : explorer les opportunités d’investissement dans un pays en pleine transformation économique.
Selon Yves Jégo, les perspectives offertes par la RDC ouvrent la voie à un partenariat gagnant-gagnant. Il a souligné l’ambition des entreprises françaises de contribuer à une croissance commune, tout en saluant les efforts du gouvernement congolais pour améliorer l’environnement des affaires.
« C’est maintenant qu’il faut venir en RDC »
Présent aux échanges, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a insisté sur l’intérêt grandissant du secteur privé français pour le marché congolais. Il a notamment évoqué les opportunités dans les domaines énergétiques, logistiques et infrastructurels, considérés comme des piliers du développement du pays.
Il a également mis en avant l’appui de Bpifrance, un acteur clé dans le financement des projets, renforçant ainsi la crédibilité et la faisabilité des investissements envisagés.

Un engagement gouvernemental affirmé
La Cheffe du gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a réaffirmé la disponibilité des autorités congolaises à accompagner ces initiatives. Elle a notamment évoqué le rôle de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements(ANAPI) , chargée de faciliter les démarches des investisseurs, ainsi que l’implication active des différentes administrations publiques.
Cette mobilisation institutionnelle illustre une volonté politique forte : faire de la RDC une destination de choix pour les capitaux étrangers, dans un cadre sécurisé et compétitif.
Une économie en mutation
L’ambassadeur de la RDC en France, Emile Ngoy Kasongo, a pour sa part souligné les progrès macroéconomiques du pays. Il a mis en avant une croissance supérieure à la moyenne africaine, ainsi qu’une maîtrise progressive de l’inflation, traduisant une stabilisation de l’économie nationale.
Ces indicateurs positifs renforcent la confiance des investisseurs et témoignent des réformes engagées par le gouvernement.
Un hub régional stratégique
Dans sa vision, la Première ministre a rappelé les atouts géostratégiques de la République démocratique du Congo. Avec un marché intérieur estimé à plus de 120 millions d’habitants et un accès à un bassin régional d’environ 400 millions de consommateurs grâce à ses neuf pays frontaliers, le pays se positionne comme un véritable hub économique au cœur de l’Afrique.
Elle a également insisté sur les priorités du gouvernement : diversification de l’économie, industrialisation, création de valeur locale et d’emplois, tout en garantissant un climat des affaires amélioré et une sécurité juridique des investissements.
La présence de plusieurs membres clés du gouvernement – notamment en charge des Transports, de l’Économie, du Plan, des Finances et du Commerce extérieur – témoigne de l’importance stratégique accordée à cette coopération.
À travers cette dynamique, la République démocratique du Congo confirme son ambition de s’imposer comme une destination incontournable pour les investissements en Afrique, en phase avec les objectifs du Programme d’actions du Gouvernement 2024-2028.
Vanique de Samuella
