Le gouvernement congolais alerte sur une crise humanitaire d’une ampleur inédite et estime à 1,4 milliard de dollars les ressources nécessaires pour répondre aux besoins croissants des populations affectées c’est ce qui ressort du briefing de presse tenu le samedi, le 17 janvier 2026 par la bouche autorisée , le Ministre de communication et médias , Patrick Muyaya et celle chargée de Social ……. ,Mme Eve Bazaiba . Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante, les faiblesses du système de santé et l’aggravation des effets du changement climatique, près de 15 millions de personnes pourraient dépendre de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié en situation de grande vulnérabilité. Les déplacements répétés, notamment dans l’Est du pays, compliquent l’organisation de l’assistance et mettent sous tension les structures existantes. Face à une crise appelée à durer, Kinshasa en appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale, jugeant les capacités nationales insuffisantes pour prévenir une détérioration humanitaire majeure aux conséquences durables pour la stabilité du pays.
Face à l’aggravation des crises, l’État congolais prévoit une situation humanitaire sans précédent. Selon les autorités, la prise en charge des besoins des populations touchées exigera un financement estimé à près de 1,4 milliard de dollars. Cette estimation s’inscrit dans un environnement national caractérisé par une insécurité durable, un système de santé vulnérable et des effets de plus en plus marqués des perturbations.
Les chiffres avancés par l’exécutif révèlent l’ampleur du défi : près de 15 millions de Congolais pourraient dépendre de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié se trouve dans une situation de grande précarité. La dégradation continue de la situation sécuritaire, notamment dans l’Est du pays, entraîne des déplacements répétés de populations, rendant l’assistance plus complexe à organiser. Cette instabilité permanente accroît la pression sur les structures d’accueil et limite l’efficacité des dispositifs existants.
Le gouvernement souligne l’ampleur de la crise humanitaire en République démocratique du Congo, où près de 15 millions de personnes pourraient dépendre de l’aide, dont une majorité en situation de grande précarité, en raison notamment de l’insécurité persistante dans l’Est du pays qui provoque des déplacements répétés et complique l’assistance. Face à l’insuffisance des capacités nationales pour répondre à une crise durable, le gouvernement congolais appelle à un engagement accru de la communauté internationale afin d’éviter une aggravation humanitaire susceptible de menacer durablement la stabilité sociale et humaine du pays.
Crise dans l’Est de la RDC, l’un des plus graves de la planète
La crise dans l’Est de la RDC est une catastrophe sécuritaire et humanitaire complexe et profonde — marquée par des dizaines de groupes armés actifs, des milliers de morts civiles, des millions de déplacés, des violences sexuelles massives, et un accès très limité aux services essentiels. Les efforts diplomatiques et humanitaires sont en cours, mais la situation reste extrêmement volatile et dangereuse pour les populations locales.
Plus de 120 groupes armés différents sont actifs dans les provinces de Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri et Tanganyika, perpétrant des attaques, des pillages, des enlèvements et des violences atroces contre les populations civiles.
Cette crise sécuritaire est l’une des plus graves et persistantes du monde, avec une combinaison de violences armées, de crise humanitaire, et d’instabilité généralisée qui affectent des millions de civils.
Des violences graves ont été documentées : au moins 319 civils tués par le M23 dans une seule série d’attaques, dont des femmes et des enfants.
Cette crise sécuritaire a provoqué des déplacements internes massifs, avec plusieurs millions de personnes contraintes de fuir leurs foyers sur de longues périodes. À un moment donné, environ 7,8 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays du fait de ces conflits.
Les violences et l’insécurité ont détruit l’accès aux services de base (santé, eau potable, éducation) et accru la pauvreté, la faim et la vulnérabilité des communautés.
Face à tout cela, le gouvernement tire la sonnette d’alarme et estime à 1,4 milliards de dollars le besoin humanitaire pour riposter en 2026.
La Percée
