Le recensement général de la population demeure, à n’en point douter, une préoccupation de la Première ministre, Judith Suminwa. Mais pour y parvenir, cela passe nécessairement par la signature d’un certain nombre d’engagements avec les partenaires. C’est ainsi qu’elle maintient toujours le cap pour la réalisation du deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2), 42 ans après le premier. Il nous revient à cet effet que dans la foulée de la table ronde sur la mobilisation des fonds organisée plus tôt dans la journée, la Cheffe du gouvernement congolais a accordé une audience, en début de soirée, à Diene Keita, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Au coeur du problème, des actions prioritaires à mener dans le sens de garantir la réussite de ce projet d’envergure. Il semble ici plus exact d’affirmer que le plaidoyer pour le Recensement Général de la Population et de l’Habitat
(RGPH-2)occupe une place centrale dans ce programme. À ce titre, l’UNFPA, en tant que partenaire stratégique du gouvernement congolais, joue, un rôle clé dans la mobilisation des ressources pour l’actualisation des données statistiques en RD Congo. Après les annonces des contributions des partenaires techniques et financiers, Diene Keita a discuté avec la Cheffe du Gouvernement des mécanismes visant à impliquer toutes les parties prenantes dans les opérations de terrain. Approchée à ce sujet par la presse, elle s’est exprimée en ces termes:
« Madame la Première ministre est une femme efficace et très active. Il s’agissait donc de discuter des prochaines étapes et de la manière dont nous allons mener le plaidoyer à différents niveaux, communautés, autorités et presse pour faire comprendre les enjeux du processus », a confié Diene Keita à l’issue de l’entretien.

Quid de la transparence dans la gestion des fonds?
Le gouvernement entend jouer la carte d’une gestion transparente des fonds. Ce qui constitue une preuve de sa détermination à atteindre ses objectifs. Pour ce faire, l’Exécutif a déjà décaissé 30 millions de dollars américains, et a donné son accord pour la mise en place d’un panier de fonds commun (basket fund) géré par l’UNFPA, indique une source proche de la Primature. À cette même occasion, l’émissaire de l’ONU n’a pas manqué de rappeler l’appui constant des bailleurs de fonds.
« La Banque mondiale a confirmé une contribution de 100 millions de dollars, dont 75 millions spécifiquement pour le recensement. Nous avons également noté un engagement de 80 millions de la part de la Banque Africaine de Développement (BAD) et un soutien du FMI… Nous sommes donc très enthousiastes à l’idée de commencer le travail rapidement », s’est réjouie la Directrice exécutive de l’UNFPA.
La sensibilisation : un passage obligé
« Il est primordial que le travail de plaidoyer débute, car il faut s’assurer que les communautés locales et les chefs traditionnels saisissent l’intérêt de cette démarche pour les populations. Cela permettra d’identifier précisément où se trouvent les habitants, afin de leur offrir les services publics essentiels auxquels ils ont droit », a-t-elle renchéri.
Profitant de cette opportunité, Diene Keita a invité les Congolais à soutenir cette initiative portée par le Président de la République et exécutée par le Gouvernement. Car ce recensement est le socle d’un développement ajusté aux besoins réels du pays.
« Les Congolais ont la chance d’avoir un leadership qui place leurs intérêts au premier plan. Ensemble, nous avons la responsabilité collective de nous assurer que leurs besoins essentiels soient identifiés grâce à ce recensement. Ils devraient s’en réjouir et apporter tout leur appui, car cela va transformer l’avenir de toutes les générations », a-t-elle conclu.
Bien plus, ce deuxième RGPH, selon la cellule de communication de la Primature, fournira à la RDC des données fiables pour orienter efficacement les politiques publiques, assurer une redistribution équitable des ressources et affiner le Plan National Stratégique de Développement (PNSD). À cet effet,
la Première ministre et son équipe gouvernementale s’activent pour que cet outil soit disponible au plus vite, question de permettre d’améliorer le bien-être de la population congolaise conformément à son programme d’actions 2024-2028. Cela passe par la détermination , déjà affichée par le gouvernement, mais aussi le respect des engagements par les bailleurs de fonds.
Vanique de Samuella
