Lors de la réunion du Comité de Conjoncture Économique, (CCE) présidée ce jeudi à la Primature par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, les membres du gouvernement concernés ont passé en revue la situation des finances publiques, l’évolution de la conjoncture monétaire, la dynamique des prix sur les différents marchés ainsi que les conséquences potentielles de la crise en cours au Moyen-Orient sur l’économie congolaise.
Au terme de cette rencontre, le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie Nationale et Porte-parole du CCE, Daniel Mukoko Samba, a fait le point des échanges. Selon le patron de ce ministère, des mesures fortes sont envisagées afin de renforcer les recettes et améliorer le contrôle des dépenses publiques.
« Aujourd’hui particulièrement, nous nous sommes attardés sur la situation des finances publiques, qui nécessite des mesures fortes visant à renforcer les recettes, mais également à mieux contrôler les dépenses, de manière à faciliter la régularisation du paiement des salaires », a-t-il affirmé. Poursuivant sa restitution,
le Porte-parole du CCE a reconnu que des décalages sont observés dans le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État. Et d’ajouter également que cette situation s’explique par les tensions actuelles sur la trésorerie publique.
« Le décalage est dû à une tension sur la trésorerie. Il y a déjà quelques mois, le Gouvernements mettait l’accent sur le poids grandissant de la masse salariale », a-t-il déclaré.
En outre, il a évoqué la pression exercée par d’autres dépenses jugées prioritaires, notamment les dépenses sécuritaires liées au contexte de crise que traverse le pays ainsi que les dépenses humanitaires consécutives à la situation de guerre.
Face à cette conjoncture, le Gouvernement envisage plusieurs mesures visant à améliorer l’organisation des recettes publiques. Ces dispositions s’inscrivent notamment dans le cadre de l’instruction du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, relative à l’audit de l’état liquidatif de la paie.
Le patron de l’Économie nationale a eu les mots qu’il faut pour rassurer que ces mesures devraient permettre de soulager la trésorerie de l’État et de rétablir progressivement un rythme normal de paiement des salaires.
« L’objectif du Gouvernement est de revenir à un paiement des salaires dans le mois, comme c’était le cas auparavant », a-t-il précisé.
Les effets pervers de la crise au Moyen-Orient
Le point relatif à la crise au Moyen-Orient et ses effets sur l’Économie nationale a figuré parmi les matières abordées par cette réunion. À cette occasion,
le Comité s’est penché sur les risques liés à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Là aussi, des mesures urgentes sont envisagées afin de préserver la stabilité des prix et garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburant.
Emploi : des données attendues d’ici fin mars
Par ailleurs, le Ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba, a informé le Comité de l’inauguration prochaine d’un nouveau centre de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Il a également annoncé la publication prochaine des données relatives à la création d’emplois pour les années 2023, 2024 et 2025.
À ce sujet, il nous revient qu’une enquête est actuellement en cours et que ses résultats devraient être rendus publics d’ici la fin du mois de mars. Comme quoi, les Congolais sont appelés à demeurer tranquilles, la situation étant sous contrôle.
LP
