
L’univers culturel congolais vient de s’enrichir d’un nouvel ouvrage. Nul doute que ce nouveau-né sera désormais mis sur le marché du livre, à la disposition des lecteurs de tous bords. Il s’agit de ” La Culture sauve les peuples”, une production de la congolaise du nom de Myoto Liyolo. La marraine de l’événement , la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Celle-ci a procédé au vernissage de cet ouvrage, en présence de plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives, des membres des organisations de la société civile, des journalistes, mais aussi des artistes dont le Groupe Marabout Théâtre dirigé par Nzeyi Van Musala et l’accompagnement des étudiants de l’INA qui ont aussi effectué le déplacement de Pullman Hôtel. Ceux-ci ( étudiants )ont livré une prestation à 100% Congolaise, électrisant ainsi ce somptueux cadre de Pullman Hôtel à la grande satisfaction de tous..
Il faut dire que c’est un ouvrage qui encense la culture Congolaise comme un véritable soft power, et dans le même temps, met en cause l’abandon du patrimoine culturel congolais. En d’autres termes, c’est un livre dans lequel l’auteure fait l’apologie de la culture congolaise. L’on notera que le baptême de cet ouvrage a eu lieu lors
d’une cérémonie riche en spectacles et en émotions. Un regard sur la biographie de sa génitrice renseigne que celle-ci est
fille d’Alfred Liyolo, un célèbre sculpteur congolais. Et d’ajouter que Myoto est née et a grandi entre modelage, moulage et assemblage de matériaux divers en vue des créations en ronde bosse, bas ou haut-relief. Aujourd’hui, elle considère que la culture congolaise est menacée de disparition, elle qui devrait être ce levier capable de relever la République Démocratique du Congo, ce géant au coeur de l’Afrique.
«Le Congo dispose de tous les atouts pour devenir un leader du soft power africain…En 2050, le Congo sera l’un des pays les plus peuplés du monde. Cette population jeune, dynamique, connectée est un atout majeur. Cette position de leader ne repose pas sur une domination, mais sur une capacité d’entraînement et d’inspiration», a-t-elle expliqué.
Selon elle, ce n’est pas par la force que la RD Congo y parviendra, mais par son inspiration.
«Je ne parle pas d’un Congo qui imposerait sa culture aux autres. Je ne parle pas d’un Congo qui dirait ” vous devez me suivre”. Je parle d’un Congo qui inspire, qui donne envie, qui montre l’exemple, qui est le coeur de l’Afrique, qui dit : regardez ce que nous faisons, regardez ce que nous créons, venez et co-créons ensemble. C’est ça le soft power. Ce n’est pas forcer les autres, c’est les attirer”, a-t-elle souligné.
La culture comme une puissance douce, mais stratégique
Bien avant le vernissage du livre, la Première Ministre Judith Suminwa a eu les mots justes pour reconnaître à sa juste valeur, la force d’un pays.
«La force d’un peuple ne vient pas d’ailleurs. Elle vient de lui-même. Elle se trouve dans ses récits, dans ses symboles, dans sa capacité à creer, à transmettre et à se reconnaître. La culture n’est pas un souvenir. La culture est une énergie, une force vivante, un langage silencieux qui nous relie. Aujourd’hui, la culture est une puissance douce mais stratégique, capable de rassembler, d’influencer et de redonner confiance », a martelé la Cheffe du Gouvernement. Elle n’a pas omis de souligner que “La Culture sauve les peuples”est
un ouvrage qui apporte un plus dans l’univers culturel congolais.
Présente à cette cérémonie, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe, a salué une oeuvre qui interpelle la société congolaise.
«On accueille avec grande joie ce nouveau bébé de l’esprit… C’est un ouvrage important, parce que nous avons besoin d’interpeller sur le rôle de la culture. Je félicite et je dis bravo à Myoto Liyolo pour cet acte qui pourra interpeller beaucoup de monde», s’est réjouie Yolande Elebe Ma Ndembo.
A son tour, le professeur Eddy Ntambwe, en grand homme de culture, reconnaît toute la pertinence de ce joyau pour l’avenir du pays.
« Ce livre nous rappelle l’enjeu culturel de notre pays au moment où nous sommes au carrefour des enjeux géostratégiques divers. La culture sera toujours pour notre pays le produit phare de notre renaissance, de notre résilience », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il est un fait que le Gouvernement Suminwa promeut la culture au pilier 4 de son Programme d’actions, qui consiste à faire connaître l’immense patrimoine culturel du pays comme un des objectifs prioritaires de l’action gouvernementale.
JM
